La musique me donne mal à la tête. Je bois une gorgée puis me penche en avant pour voir le visage de cette personne. Je crois que c'est un homme. Je n'ai pas bien vu. Il a mit sa capuche puis s'est levé en direction de la foule, suivit de ses deux vigils. Sans y prêter grande attention, j'appelle le barman pour un deuxième verre. Il se retourne avec sur son visage, un air affolé.
- Je n'peux pas avoir d'autographe ! Je ne le connais pas et je n'ai pas le temps ! (Barman)
- Euh, je n'veux rien de tout ça, j'veux juste un autre verre de champagne. (Moi)
Il s'essuie le front à l'aide de ses doigts puis pousse un soupir. Il se décale légèrement à droite pour me montrer un attroupement de jeune fille.
- J'pensais que tu étais comme ces filles en chaleur qui veulent un autographe ou le numéro de Bill, tu sais, le chanteur du groupe qui attire toutes ces filles. Tokio Hotel. Il était là, à l'instant, assit au bar. Tu t'rends compte qu'elles sont là depuis que l'mec est arrivé. Elles attendent en ricanant et y'en a même une, qui m'a arraché le verre dans lequel il avait bu pour lécher les bords. Hallucinant !
Mon c½ur se serra au prononcement de ce prénom. Je tourna brusquement la tête dans la direction où était partit le jeune homme 5 minutes plutôt. J'observa la foule avec affolement, mes yeux ne savaient plus où regarder. Plus les secondes passaient, plus mes battements s'intensifiaient. Le barman me regarda avec désespoir.
- NAN ! Toi aussi. T'es comme toutes ces filles, pas vrai ? Tu vaux tellement mieux, crois moi ! (Barman)
- S'IL VOUS PLAIT ! UNE TEQUILA FRAPEE ! (Une femme au loin)
- J'suis désolé mais j'dois reprendre mon travail. (Barman)
Je n'ai rien attendu de c'que le barman m'a dit. Peu importe, il est ici. J'avala la dernière gorgée puis posa le verre sur le comptoir avec force. Je tremble. Mais pourquoi ? Parc'qu'il était à deux centimètres de moi ? Je descends du tabouret et reste là, immobile. J'observe la salle mais mon regard est vide. Les gens dansent, chantent, hurlent. Je ne sais plus où donner d'la tête. Je crois qu'il est partit. Je croise Cassie, elle me demande si tout ce passe bien, si j'ai fait des rencontres mais je fis un signe négatif de la tête. Elle haussa les épaules puis m'embrassa sur la joue. Il fallait hurler pour s'entendre.
- Cassie, je vais rentrer. Je suis fatiguée de ma journée et l'alcool me donne mal à la tête. (Moi)
- Pas de problème chérie. On se voit demain aux bureaux. (Cassie)
Je ne répondis rien, juste un sourire vint se poser sur mes lèvres. Je me dirigea vers Sam et sa copine Leïla. Il mit sa main gauche sur mon épaule et rapprocha sa bouche de mon oreille.
- Ne t'inquiètes pas, rien ne change. Cameron vit sa vie, il est beaucoup trop jeune et Cassie s'en rendra compte. Bonne nuit mon ange. (Sam)
Il retira sa main de mon épaule puis se redressa. Je lui souris puis quitta le club. Enfin du silence. Il n'y a plus personne. Tous les gens qui attendaient pour entrer sont rentrés chez eux, la salle était complète. Mais seul le vigil sexy était là, assit sur une chaise, semblant somnoler. La pluie avait inondé le sol, et les taxis se faisaient rares dans le coin. La ville était illuminée, il était 2h15. Je resta là, plantée pendant plus d'un quart d'heure, levant mon pousse lorsqu'un taxi passait devant moi. En vain, ils étaient tous complet.
- Vous voulez de l'aide peut-être ? (?)
Je me retourna puis vis le vigil de l'entrée, les bras croisés à me regarder, le sourire aux lèvres.
- Je suis grande, j'ai 18 ans, je travail, j'ai mon appart', mon propre compte et mes propres responsabilités. Non merci, je n'ai pas besoin de votre aide. (Moi)
- Comme vous voudrez, mais les taxis ne passe que très rarement par là. Dans une heure vous êtes encore là. (Le vigil sexy)
Je me retourna vers la route humide et laissa échapper un rire silencieux. Je regardai à gauche depuis plus de 5 minutes maintenant, 5 minutes qui m'en paraissaient 30. Soudain, j'aperçus une Mercedes aux jantes brillantes et à la carrosserie parfaitement astiquée. Un bras dépassait de l'arrière fenêtre ouverte. La main tenait une cigarette déjà consommée à moitié. La voiture passa devant moi.
Voilà le troisière chapitre.
Pardon pour le retard.
Des critiques ? J'prends tout.
Bisous et merci encore pour vos commentaires.
(L)