Dans le chapitre précédent : Je n'ai pas réussit à voir le visage de cette personne mystérieuse. Mais le barman, m'a affirmé que c'était le leader du groupe Tokio Hotel. Je sortis du club après plusieurs minutes et une Mercedes passa devant moi. La personne qui était escortée, avait posé son bras sur le rebord de la fenêtre tenant une cigarette.
Il me regarde dans les yeux et je suis figée, c'est bien lui. Il s'est redressé pour mieux me distinguer, mais la voiture avance bien trop vite. Cette dernière est déjà loin, trop loin pour que je puisse la rattraper. Le vigil sexy avait assisté à toute la scène et il vint enfin me voir. Il se posta derrière moi, sans que je puisse le voir. Il prit dans sa main cette mèche de cheveux qui gênait l'accès à mon oreille puis la fit glisser dans mon dos et me dit presque en murmurant :
- Il m'a payé pour que je vous retienne le plus longtemps possible devant ce café. Aucuns taxis ne passent car j'ai bloqué l'extrémité de la route. Il voulait absolument vous voir, va savoir pourquoi. (Le vigil sexy)
Je me retourna vers lui, il voyait à présent cette tristesse dans mes yeux, ces larmes qui coulaient depuis que cette personne dans la voiture avait posé ses yeux dans les miens. Trop bouleversée pour lui expliquer, je lui fis un signe de tête, comme un signe de reconnaissance et quitta le tapis rouge qui était fixé devant le club-restaurant. Je me marchais sans but, je n'avais pas envie de rentrer chez moi. J'avais besoin de réfléchir, à quoi ? Je n'sais même pas. C'qui est sur, c'est que je l'aime toujours. Que même cet oubli n'a servit à rien, que ce regard me fait toujours aussi mal.
Il n'y pas si longtemps que ça, j'étais fan de ce groupe de rock. J'en aimais même le chanteur, Bill. Je passais mes journées à le regarder, à l'écouter, à écrire pour lui. Tous leurs concerts étaient inoubliables, aussi bien en France, qu'en Allemagne, qu'aux Etats-Unis. Oui, je les suivais partout, partout où ils allaient j'étais là. Mais ça n'a servit à rien, ils m'ont bousillé. Ils ont gâché ma vie, brisé mon c½ur. Un groupe trop commercial, qui malheureusement a fini par nous oublier. J'avais été en Backstage un jour, un jour magique pour moi. Mais à vrai dire, ils passaient plus de temps à sélectionner les fans avec lesquelles ils prendraient des photos. J'l'ai tellement aimé, mais j'ai perdu mon temps. Et depuis ce jour, j'ai tout fait pour m'empêcher de les regarder, de les écouter ou de vivre leurs concerts. J'étais devant ma porte d'entrée, je fouilla dans mon sac et en sortit les clefs. Avant d'entrée, je regarda sur ma droite, la voiture était là, cette belle Mercedes. Mais que me voulait-il ? Qu'est c'qu'il attendait de moi ? Je claqua la porte derrière moi et balança mon sac à main sur le canapé. Il était 3h45, je n'étais même pas fatigué. Et avec un peu trop de curiosité, j'alla sur le balcon pour voir si la voiture était partie. Je crois qu'elle attendait au feu tricolore, au bout de la rue. Peu importe où elle se trouvait, il était parti. Je n'avais pas parlé à Daniel depuis trop longtemps et l'envie m'avait prit de l'appeler. Je composa sur le combiné le numéro de téléphone que je connaissais par c½ur.
- J'espère que tu as une très bonne raison de m'appeler chérie, car à 3h50 du matin, je dors. (Daniel)
- J'l'ai revu Daniel. Tu sais, lui, celui dont j't'ai tant parlé. (Moi)
- T'as fait un cauchemar peut-être, non ? (Daniel)
- J'te dis que j'l'ai vu, devant le club où Cassie faisait sa fête. (Moi)
- Tu n'veux pas que l'on reparle de tout ça demain trésor ? Viens manger avec moi et des collègues à midi. Je viendrais te chercher à ta banque. Bonne nuit. (Daniel)
Je n'ai même pas pu refuser, il avait déjà raccroché. Des signes de fatigue se firent sur mon visage, je travaille demain mais je n'ai aucune envie d'y aller. Je trouverai bien une excuse lorsque mon pervers de patron m'aura appelé. Et j'essayerai d'éviter le déjeuné avec Daniel. Après diverses réflexions, je décide enfin de fermer les yeux.
Il est 12h30, mon portable n'arrête pas de vibrer sur ma table de chevet. C'est Daniel, je décroche.
- ENFIN ! Que fais-tu mon ange, où tu es là ? J'te cherche partout dans ta banque depuis plus de 30 minutes ! (Daniel)
- J'suis encore dans mon lit, j'ai complètement oublié de me réveiller pour le déjeuné, excuse-moi. (Moi)
- Un point positif, tu n'as pas été au travail aujourd'hui, démissionne de cette banque, qui ne t'apporte que du négatif. Bref, je viens te chercher chez toi, alors douche toi et habille-toi. Et je t'en pris, pour l'amour du ciel, ne met pas de tailleur ! A dans 30 minutes ! (Daniel)
J'crois que c'est une manie de raccrocher sans que l'interlocuteur ne réponde. En 30 minutes je ne serais jamais douché ni habillé ! Mais il le faut bien. Je me mis à la tâche et cette fois ci, j'opta pour un jean troué et un tee-shirt noir ultra simple. Oui, j'ai 18 ans, j'en ai pas 30. J'm'habille quand même comme les jeunes de mon âge et puis le faite d'avoir suivit Tokio Hotel pendant 3 ans m'a construit ainsi. Les tailleurs ne sont que pour le travail, ou les déjeunés/dînés d'affaire. Les 30 minutes sont écoulées, je me maquille mais j'entendis la porte s'ouvrir, c'était Daniel. Il avait prit l'habitude de rentrer sans sonner ou sans frapper, chose que je détestais. Il se tenait là, dans l'encadrement de la porte, les bras croisés ainsi que les jambes, silencieux, derrière moi, mais je pouvais le voir dans le miroir. Il bougeait son index, pour signe d'attente un peu trop longue, vous savez le truc qui ne fait que vous énerver. Mon trait de crayon terminé, je passa devant lui et prit mon manteau. J'attendais devant la porte, il ne bougeait pas d'un poil, après 30 secondes il se retourna vers moi et me dit :
- « Pas de tailleur » ne signifie pas « jean troué ». Mais tu as une paire de fesse, tel un mannequin ! (Daniel)
- Daniel ! Stop ! (Moi)
Je le regarda d'un regard froid et soupira. On sortit de l'appartement. Pendant le trajet en voiture on resta silencieux, mais il brisa ce silence.
- Tu ne travailles plus à la banque, j'ai un autre boulot pour toi. Mieux payé et moins ennuyeux. J'vais te présenter les personnes avec qui tu travaillera à partir de demain. (Daniel)
- Pardon ? T'as pas fait ça ! (Moi)
Seul son sourire me confirma la chose, il avait demandé à mon patron de me licencier. Il m'avait menacé de le faire, si je ne faisais pas la démarche moi-même. Après tout, en réfléchissant bien, c'est pas si mal que ça. Après plus de 15 minutes de voiture on arriva devant ce restaurant, très chic d'après mon oncle, mais banal à mon goût. Je regarda l'homme à l'entrée, je le connais lui ! C'est le vigil sexy ! Mais qu'est c'qu'il fait là ? J'avance vers l'entrée du restaurant et regarde le vigil avec un petit sourire aux lèvres.
- Encore vous ? (Moi)
- Je travaille à peu près partout, enfin, dans les restaurants chics. (Le vigil sexy)
Je lance un rire de moquerie discret et entre dans le restaurant accompagné de Daniel. Là, une fille se lève de sa chaise et fait de grands signes avec ses bras. Mon oncle, se pencha vers moi et me chuchota à l'oreille : Elles sont parfois nunuche. Je laissa échapper un rire puis le suivit jusqu'à la table. Les filles assises à la table devaient être abonnées à la chirurgie esthétique. Superficielles à m'en crever les yeux. Après plusieurs minutes de discutions sur Comment garder la ligne, une des filles appelée Kelly, qui devait être la patronne me tendit un bloc de feuille puis me lança :
- Tu commences demain. Le travail consiste à organiser des soirées VIP. Le bloc de feuille que tu as dans les mains comporte tous les numéros des personnalités connues dans le monde entier. On te confit la soirée de demain. J'espère que tout ce passera bien. Et tiens, pour tous achats.
Elle posa une carte, une carte de payement. Grâce à elle, je pourrais acheter les choses les plus folles pour la soirée de demain. Je jeta un coup d'½il aux noms du bloc, curieuse de voir si ceux des Tokio Hotel y étaient. Après plusieurs pages, mes yeux se figèrent sur un nom : Bill Kaulitz.
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Voilà le quatrième chapitre.
Vos impressions ? Trop long nan ?
Bisous et merci d'me lire.
(L)